There Is No End, dernier hommage à l’immortel Tony Allen

Ils sont là, toujours là, dans un coin de notre tête, un peu comme une présence bienveillante qui veille sur notre identité musicale… ces géants de la musique, on les côtoie, on communie avec eux, on les snobe aussi parfois, et puis on y revient… oui, de toute façon on a le temps, ils sont immortels après tout… et puis un jour, on apprend qu’ils ne sont plus, qu’ils ont été dévorés par la maladie ou l’âge, qu’ils sont tombés de leurs excès, ou parfois même d’un avion… on les pleure, on pense que le monde ne sera plus jamais pareil sans eux, que c’est un pan de notre humanité qui s’effondre, une bibliothèque, non, une discothèque qui brûle. Et puis, on se rend vraiment compte de l’immortalité de leurs œuvres, on continue de sentir leur présence, ils sont toujours là, ils sont là. Tony Allen est là, et même s’il a disparu le 30 avril 2020, il sort 1 an après sa mort, un nouvel album au nom équivoque There Is No End.

Peu avant sa mort, le batteur nigérian, camarade de route de Fela Kuti, avait commencé à travailler sur un nouveau projet autour du hip-hop, et son équipe, son producteur, ont souhaité sceller cette dernière pierre offerte à la maison musique par Tony Allen. Les parties batteries étaient déjà enregistrées, il ne manquait plus que de trouver des artistes qui soient à la hauteur ! Et ils sont nombreux à avoir répondu présents, et à avoir rendu un dernier hommage à la légende de l’afrobeat sur ce disque. On y croise des stars, et de jeunes talents, comme ceux que le batteur aimait mettre en avant.

Il y a le Britannique Skepta qui vient brosser de son grime abrupt la poésie de l’écrivain nigérian Ben Okri sur « Cosmosis ». Il y a la splendide Sampa The Great qui danse entre les toms et les coups de hats de Tony sur le sinueux « Stumbling Down ». Il y a le « Très Magnifique » duo avec Tsunami. Il y a la découverte de la sensuelle Kenyane Nah Eeto qui fait claquer son « Mau Mau ». Il y a l’étrange Lava La Rue qui probablement tient la pierre angulaire de l’album avec le titre « One In A Million ». Il y a aussi Nate Bone et Danny Brown, il y a Koreatown Oddity et Marlowe… il y a… il y a… et il y a…

Ce qu’il n’y a pas, c’est une fin, There Is No End, Tony Allen est là, il est toujours là, à jamais dans un coin de notre tête et de notre discothèque.

Tony Allen – There Is No End :

Tony Allen ft. Skepta & Ben Okri – “Cosmosis” :

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