Kalaha submerge les genres avec son démentiel Mystafa

Pas de Wahala avec Mystafa, ou plutôt si, un gros wahala même, un gros et savoureux quiproquo musical qui arrive comme une grande vague de son, un tsunami sonique qui submerge tout sur son passage, les frontières, les genres musicaux, et autres subdivisions, et, bien sûr, nos oreilles de simples auditeurs ! Le groupe danois Kahala se surpasse et nous dépasse avec son dernier album Mystafa, qui vient de sortir chez le printanier label April Records.

Du rock anatolien qui vient taquiner des envolées jazz nordiques, de l’electro rétro qui fait souffler ses synthés le long de couloirs psychédéliques, l’apaisante kora ouest-africaine qui se fait prendre dans un tourbillon acide et techno, de la pop qui danse un funk torride, deux ou trois couches de jazz qui fusionne avec du highlife, de la folk danoise qui traverse le ciel d’Afrique de l’Est au son de violon balkanique… oui un grand mélange, un grand wahala de son ! En fait, ce Mystafa sonne comme l’enfant caché de Bowie et de Moğollar, comme le fils prodigue de Kraftwerk et Harry Mosco, comme la progéniture des 3 Mustaphas 3 et de John McLaughlin… et l’on pourrait enchaîner les comparaisons ainsi jusqu’à finir par épuiser tout le vocabulaire de la filiation, en français comme en danois !

Emmené par Niclas Knudsen à la guitare, par Emil de Waal à la batterie et aux percussions, et par les pionniers de l’electro scandinave Rumpistol et Spejderrobot, le supergroupe danois, rapidement rejoint dans l’aventure par une tripotée de talentueux invités venus des quatre coins du monde (Hilal Kaya, Moussa Diallo, Hjalte Ross, Uffe Lorenzen, Maria Køhnke, Kill J, Peter Lopes Andersson…), réussit un joli coup avec ce nouvel album puissant et élégant, démentiel même pour reprendre le mot de notre titre, et qui s’inscrit dans les albums a ne pas louper cette année !

Kalaha – Mystafa :

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