Yaral Sa Doom du Wau Wau Collectif, un OVNI dans le ciel sénégalais

Mais qu’est-ce donc encore ?! Que nous réserve donc le label Sahel Sounds, eux qui nous avait pourtant habitué à une certaine qualité de son, non dénué de poésie, mais qui porte en son sein la rigueur du désert, porté par des voix touarègues, des guitares électriques qui tournoient entre les dunes, des calebasses annonciatrices de mariages à Tombouctou ou Agadez (oui des variantes de la chanson de Amadou et Miriam)… qu’est-ce donc encore que ce Yaral Sa Doom du Wau Wau Collectif, dont ils annoncent la sortie en février prochain ?

Effectivement sur ce disque, dont la pochette signée par Babacar Pouye pourrait se suffire à elle seule, on découvre une ambiance bien différente que celles à quoi avait pu nous habituer le label sahélien ces dernières années. En fait, tout le disque est articulé comme une déambulation semi-mystique, semi-électronique, au bord de la mer, dans le petit village de pêcheur de Toubab Dialaw. À vrai dire, même, pour revenir à la genèse de Yaral Sa Doom, on retrouve le musicologue suédois, spécialiste en archéologie musicale, Karl Jonas Winqvist, qui, en vadrouille en Afrique de l’Ouest, a atterri dans ce village, il y a rencontré le producteur Arouna Kane, et découvert la communauté artistique bouillonnante qui évolue sur ces rives lointaines… à vrai dire, à bien des égards, Toubab Dialaw peut prendre des aspects de village hippie new generation !

 Après son retour en Suède et en s’échangeant régulièrement via Wathsapp des musiques et des enregistrements avec Arouna Kane (tiens le procédé ne vous rappelle rien… pas étonnant que le disque sorte sur le label qui a initié cette année les albums Music From Saharan WathsApp !), les deux hommes commencent à dessiner les contours de cet album qui arrivera, très certainement, dans votre discothèque en février prochain. Un disque étonnant, cosmique, avant-gardiste aussi, qui oscille entre le bruit de la mer, et les chants des enfants, qui danse entre traditions ouest africaines et musique électronique nordique, qui ondulent entre prières soufies et dub, qui laissent des pads glisser le long de percussions inspirées… oui un disque bien singulier. En fait, pour faire une comparaison, puisque oui, on aime tous les comparaisons et les images, ce serait comme si Baaba Maal rencontrait les Grateful Dead, comme si Jefferson Airplane atterrissait dans le jardin de Cheikh Lo, comme si Doudou N’diaye Rose réorchestrait un album de Tangerine Dream, comme si… bon on a peut-être fini avec les comme si maintenant !

 En tout cas, faite comme si Yaral Sa Doom était un très bon album, car il l’est, délectez-vous du « Salamaleikoum » qui vient nous le teaser en attendant se sortie fin février prochain, et restez connecté sur djolo.net, et sur les pages de Sahel Sounds !

 Wau Wau Collectif – Yaral Sa Doom :

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