Entre funana et reggae, on rejoint Tchiss Lopes sur son Já Bô Corre D’Mim

C’est à un sacré voyage que nous invite le jeune label italien Arabusta Records avec sa toute première parution, toute première réédition pour être précis, celle du disque Já Bô Corre D’Mim du musicien cap-verdien Narciso Tchiss Lopes. Un joli disque qui convoque quelques un des meilleurs musiciens de l’époque, Zé António à la guitare, Bebethe à la basse et Alírio à la batterie, mais aussi un disque surprenant, dans le sens où il se partage entre funana, reggae et spleen du Cap-Verdien en exil, oui la fameuse saudade !

Mais on vous a promis un voyage, car l’histoire de Tchiss Lopes n’a pas commencé un jour de 1984 dans le Pomodoro Studio où a été enregistré ce disque, mais, bien sûr, au Cap Vert, sur l’ile de São Vicente, avec sa naissance pendant l’été 59. Doué pour la musique, il a, très jeune, appris à jouer de la guitare, mais aussi à jouer au foot, et c’est d’ailleurs pour cette seconde passion que le cœur de Tchiss a d’abord basculé, en rejoignant notamment le banc de la plus prestigieuse équipe de Mindelo. Mais, les troubles politiques et économiques qui agitent l’archipel sous le vent poussent Tchiss Lopes à quitter le pays en 1980, âgé alors de 21 ans.

Les flots, le vent et ses pas le conduiront d’abord vers Lisbonne, puis vers l’Italie. À Rome il réussit à se faire embaucher sur un cargo grec, un petit job pour un grand voyage ! Comme son père avant lui, il prend la mer, vogue jusqu’au Nigeria, puis le Sénégal, la Pologne, les pays s’enchainent, l’Écosse, et même le Brésil ! De retour en Italie, le cœur rempli d’émotions et de rythmes, la tête pleine de mélodies et de souvenirs, il décide d’entamer une carrière de musicien, et… et la sauce prend ! Et après un premier LP intitulé Stranger Já Catem Traboi, il réussit à enchainer les scènes, et puis vient l’année 1984 avec l’enregistrement et la sortie de ce Já Bô Corre D’Mim, où il mêle funana et reggae, et puis il se remet à voyager, oui encore, mais cette fois avec sa musique, sur les routes d’Italie, et puis celles d’Europe et du monde ! C’est toute cette histoire qui s’égraine sur les sillons du disque que Arabusta Records nous propose de redécouvrir ci-dessous !

Tchiss Lopes – Já Bô Corre D’Mim :

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