L’instant vinyle : 7. “Babulala Umuzi Ka Baba” de Moses Mchunu

Bienvenue dans ce nouvel épisode de notre série “L’instant vinyle”, cette rubrique dédiée aux pépites du passé, où nous dépoussiérons et partageons avec vous des disques de notre collection. Et pour ce septième opus, nous quittons la RDC (cf. l’instant vinyle n° 6), pour descendre plein sud aux confins des terres Zoulous, avec l’album Babulala Umuzi Ka Baba, du sud-africain Moses Mchunu.

Moses Mchunu c’est vraiment un des grands nom de la musique sud-africaine, et plus particulièrement du Mbaqanga, un style musical né au courant des années 60 dans les townships, et fruit de la rencontre entre des styles traditionnels zulu, le kwela des migrants zimbabwéens, le marabi déjà présent dans les ghettos, et les influences américaines du swing qui accroche fortement l’Afrique du Sud dès les années 50.

Lui, il arrive à Jo’burg à la fin des années 60, musicien de maskandi sans le sou, troubadour débarquant de son KwaZulu-Natal ; il vit d’abord de petit job, avant de rencontrer le saxophoniste et producteur West Nkosi, avec qui il signe chez Gallo, la maison de disque incontournable en Afrique du Sud. Il améliore son style, y intègre de nouvelles sonorités, de nouveaux instruments, et… avec un sourire et beaucoup de talent, il réussit à conquérir le cœur du public. En 1981 il sort l’album Babulala Umuzi Ka Baba, dont il est question aujourd’hui ; un condensé de rythme, de basses rebondissantes et de danses effrénées, tenant en 12 titres tous plus savoureux les uns des autres.

Le succès de Moses Mchunu est incontestable… enfin jusqu’aux années 80 en tout cas, car c’est à ce moment que les gouts musicaux des sud-africains noirs changent, la bubblegum music fait son entrée sur le territoire, balayant à coup de mélodie pop, ou tout du moins faisant un peu d’ombre, aux musiciens de mbaqanga, qui pourtant avait presque réussi à séduire une partie du public blanc. Il faut attendre la deuxième moitié des années 80 pour voir apparaitre une sorte de revival mbaqanga, qui se diffusera largement au-delà des frontières de la nation pas encore arc-en-ciel, notamment grâce à l’album Graceland de Paul Simon.

 

Moses Mchunu – Babulala Umuzi Ka Baba

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