Chinal Ka, Heavenly Sweetness rend hommage à Erick Cosaque

Quelle douce errance nous propose le label parisien Heavenly Sweetness en égayant leurs déjà forts bonnes Antilles Series d’un nouvel opus, Chinal Ka 1973 -1995, qui parcours l’œuvre singulière d’un des plus illustres portes-parole, ou plutôt devrait on dire porte-tambour, du gwo ka… Erick Cosaque !

Des rues de Paris, celle de Denfert, dans l’étourdissement des peuples des rythmes et des bruits, on se retrouve propulsé dans un ailleurs créole, où le roulement des métros de voit rattraper par celui des tambours, les deux tambours du gwo ka, le boula et le tambour makè, et puis une envolée de flûte ou de piano ramène la métropole, le temps d’une scansion poétique, lâché avec un accent de titi parisien pour dissimulé l’autre, le chantant, celui créole, celui de Guadeloupe, l’île de ses amours !

La musique d’Erick Cosaque est comme lui créole jusqu’à la racine, et, donc, forcement pluriel. Et dans cette œuvre de presque deux dizaines d’albums, et plusieurs décennies d’activité, que le label Heavenly Sweetness nous invite à découvrir avec ce superbe disque, on découvre en même temps que les rythmes du gwo ka, cette musique créée par les esclaves de Guadeloupe, et interdite par leurs maîtres, un jazz, là encore musique de noirs maltraités, qui se noie dans l’ivresse des tambours, s’étourdit dans les cuivres, et survole les écueils synthétiques des années 80 et 90, se teintant de temps à autre d’embruns de spoken words, de funk, ou de synthé.

Laissez vous donc prendre par ce tourbillon de liberté créole et jazz, et entrez dans le cercle des danseurs, dans cette grande swaré léwoz, qui aujourd’hui s’appelle Chinal Ka 1973 -1995 de Erick Cosaque et qui vient de paraitre chez Heavenly Sweetness.

Erick Cosaque – Chinal Ka 1973 -1995 :

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