Wolo So du Balimaya Project, une réussite entre deux fleuves

Tous les observateurs de la scène musicale africaine auront remarqué que les artistes du continent arrivent de plsu en plus facilement à accèder aux marchés par delà les mers et les océans, et que vis et versa, les musiciens de l’ancien monde comme du nouveau se penche de plus en plus sur leur berceau, et les fils et les filles de la diaspora se réapproprie leurs origines, et le Balimaya Project s’inscrit tout droit dans cette démarche de… fusion acquisition, dirait les boursicoteurs, mais nous allons, nous, preferer le terrmes de partage. Ce grand projet qui réunit tout de même 16 musiciens, certains membres de groupes déjà connu comme Kokoroko ou le Seed Ensemble, vient de publier son premier album, Wolo So

Cet album vient s’étendre tout en cuivre et cordes, entre deux fleuves, la Tamise et le Niger, entre deux univers, celui bouillonant et mouvant, plein d’innovations et de révolution, de la particulierement créative scène jazz londonienne (presque afrojazz serait t’on tenté de dire), et l’eternelle tradition musicale mandingue ! Et entre ces deux fleuves se glissent des tas de petites passes techniques savoureuses, d’incartade dans d’autres mondes, d’autant plus qu’avec 16 musiciens sur les bancs, il y a des influences qui se battent, non pas en pagaille, mais bien en harmonie. D’ailleurs et pour respecter la tradition griotique, il nous faut vous faire un peu d’atalaku, un peu de name dropping, de délivrer quelques dithyrambes bien mérités !

Et même si nous ne pourrons probablement pas citer tout le monde, déjà commençons en citant le chef de cet orchestre, le maitre djembé Yahael Camara Onono, qui a dragué avec lui une poignée d’autres percussionistes de talents et de renoms, dont Michael Adesina et Moses Olukayode et leurs talking drums si bavardes, le batteur Triston Dubison, le dounoun de Skanda Sabbagh, les congas adroites de Adeegun Crispin Robinson, l’omele et les shekere de Paul Goumou, ou encore le balafoniste guinéen N’famady Kouyaté ! 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8… eh oui, le compte et bon pour cette énorme section rythmique ! Il faudrait aussi pour être juste citer toute les cuivres de l’orchestre, à commencer par le Quincy Jones de Catford, Nathaniel Cross, et son frère d’instrument, le tromboniste Joe Bristow, le bugle-iste Elias Ntiamoah Atkinson, et la trompette d’Ife Ogunjobi. On terminera enfin avec les cordes, celles magnifiques et cristalines de la kora de Jali Bakary Konte, celles vocales de la chanteuse Mariam Tounkara Koné, et celles qui vont par quatre et par six, la base de Jonathan Monga Moko, et la guitare de Godwin Sonzi. Voilà, on ne pensait pas y arriver mais si on ne s’est pa trompé voici les seize musiciens émerites du Balimaya Project, qui nous ont offert ce puissant et bel album, Wolo So, qui vient de paraitre chez Jazz re:freshed !

Balimaya Project – Wolo So :

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