Dhunkasho, un baiser somali et le nouveau projet de Jack Quigley

Le producteur et musicien australien Jack Quigley est sur le point de concrétiser un projet monumental… un projet d’une ampleur rare, presque démesurée ! Il s’agit ni plus ni moins d’une trilogie d’albums intitulée The Upstream Trilogy, qui réussit le tour de force de réunir sur sa tracklist pas moins de 52 musiciens issus de quatre continents et parlant huit langues différentes. Ouais… le projet est tout simplement vertigineux !

Portée par ce qu’il qualifie lui-même d’« Anarcho-pop », cette œuvre fleuve de 27 titres explore les possibilités infinies qui émergent lorsque les frontières entre les cultures s’effondrent pour laisser place à une créativité brute et sans limite. Loin d’être un simple assemblage hétéroclite, chaque collaboration semble ici tissée avec une cohérence étonnante, où les influences s’entremêlent pour dessiner un paysage sonore résolument neuf. Pour nous introduire à cet univers foisonnant et haut en couleurs, le musicien nous dévoile aujourd’hui un premier extrait captivant, tiré du volet inaugural de la trilogie.

Ce titre, c’est « Dhunkasho », qui signifie tout simplement « le baiser » en somali. Bien plus qu’une chanson, il s’agit d’une ode à la joie et aux relations humaines, portée par des accents rétro et disco d’une rare élégance. La voix suave, chaude et enveloppante du chanteur somalien Qare The Mask illumine ce morceau d’une lumière douce, tandis que les textes ciselés par la parolière Nadia Faragaab lui confèrent une profondeur poétique indéniable. Ces derniers racontent l’histoire d’un jeu de baisers spontané et espiègle, organisé sur un pont d’autoroute, jusqu’à ce qu’une voiture de passage ne brise la magie par un coup de klaxon malicieux, ramenant les amoureux à la réalité.

Musicalement, « Dhunkasho » réussit à mêler des effluves de disco et des sonorités psychédéliques somali donnant une touche afro-futuriste au morceau tout en rappellant à l’age d’or de la musique somalienne. Les notes de synthé rebondissent avec allégresse, escaladant et dévalant la gamme avec une énergie communicative, tandis que la batterie évoque sans peine des pas de danse sur un sol éclairé par une boule à facettes. Jack Quigley signe ici une entrée en matière notable, et on n’attend plus qu’une chose, la suite de cette aventure planétaire.

Jack Quigley ft. Qare the Mask & Nadia Faragaab « Dhunkasho » :

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