Analog Africa nous plonge au coeur du son amazonien avec Ranil

Pfff… nos vareuses d’explorateur venaient à peine de sécher de la dernière excursion sur les territoires de Jambu, on venait enfin d’épousseter nos salacot de la poussière somalienne qui s’y était déposée durant l’expédition Mogadisco… que voilà que le navire Analog Africa sonne la corne de brume qui marque le départ pour de nouvelles aventures. Une péripétie sonore qui va encore une fois nous faire remonter le fleuve Amazone, jusque dans les profondeurs les plus obscures du Brésil et du Pérou, en dépassant le sillon de la folie du Fitzcarraldo d’Herzog, et à la recherche, non pas de l’or des incas, mais de celui, musical, d’un certain Raúl Llerena Vásquez, plus connu sous le nom de Ranil.

Accompagné de son Conjunto Tropical, le Ranil est un oiseau tropical qui a le don de s’envoler dans la canopée amazonienne à grand battement de guitares, faisant bruisser la végétation et nos platines de milles cloches, et du cliquetis d’un groove chargé en émotions, certes, mais surtout en rythmes de toute la sous-région, à commencer par la cadence effrénée de la cumbia amazonica. C’est donc une trombe tropicale et torride qui inonde ce disque, sobrement intitulé Ranil y su Conjunto Tropical, et tout aussi sobrement sous-titré, Iquitos – Amazonica – Peru, et qui vient nous saisir par les hanches, nous secoue notre axe central, nous plonge dans un bain boueux de rythmes sensuel, et, où au milieu des eaux capricieuses de l’Amazonie, au milieu de la jungle presque impénétrable, Ranil dresse un incroyable bal, ou l’on danse avec les dauphins et les Indiens, avec les orpailleurs et les divinités anciennes, avec la valse fluviale des mototaxis et le conjunto tropical, avec l’Amazonie !

Et la guitare continue, elle glisse, elle chaloupe, évite un branchage, elle oscille à droite, attrape un pied, remonte jusqu’à la courbe des reins d’une danseuse, elle tournoie autour de sa taille, épouse sa poitrine, agite ses épaules, et bondit jusqu’au danseur suivant… titre après titre, les grooves de Ranil bouillonnent, la guitare cavale, la batterie et les percussions font résonner leur irrémédiable et irrésistible tac tic tac tic… tac tac !

Et voilà, trempé par la moiteur amazonienne, et par la sueur de la danse, Ranil y su Conjunto Tropical nous recrache de son grand bal amazonien… enfin jusqu’au prochain épisode, qui ne saurait se faire attendre, car, à vrai dire, en cette période de grand confinement mondial, Analog Africa nous offre, gratuitement, Stay Safe & Sound Ranil Selection !! (SHARE IT !​!​!​), un second volume de musique amazonienne pour réchauffer nos isolements respectifs, qui s’effeuille titre par titre depuis la sortie officielle du premier disque.

Analog Africa – Ranil y su Conjunto Tropical :

Analog Africa – Stay Safe & Sound Ranil Selection !! :

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