Seyi Vibez commence 2026 en état de grâce avec My Healer

S’il y a un chanteur nigérian qui semble avancer sans faux pas depuis quelques années, c’est bien Seyi Vibez. Peut-être moins tapageur que Rema, moins viral qu’Asake, et plus discret qu’un Burna Boy, il réussit pourtant tout ce qu’il entreprend. Depuis ses premiers pas en 2019, le garçon trace sa route avec une précision d’orfèvre. Rien n’est laissé au hasard, la voix toujours tenue, les mots pesés, les productions choisies avec soin, les clips élégants sans en faire trop. Même ses collaborations, avec la quasi totalité de ceux qui comptent sur la scène nigériane, ressemblent à des décisions stratégiques plutôt qu’à des coups de dés. Chez Seyi Vibez, tout est affaire de contrôle.

Ce contrôle, il l’a conquis de haute lutte. Autoproduit à ses débuts sur son propre label Vibez Inc, il a su négocier son entrée chez Dapper Music sans y perdre son identité, avant de reprendre son envol en solo avec NSNV Inc. Une trajectoire d’indépendant lucide, pas d’idéologue naïf. Après le très bon Loseyi Professor, fin 2025, Fuji Moto venait rappeler qu’il ne jouait pas petit bras. Et pendant qu’il consolide sa discographie, Seyi Vibez construit aussi son écurie, ouvrant la porte à une nouvelle génération, Muyeez en tête. Le plus indécent dans tout ça ? Il n’a que 25 ans.

2026 s’ouvre donc logiquement sur « My Healer », un morceau qui ne force rien mais touche juste. Seyi Vibez y convie Omah Lay, autre expert des émotions à fleur de peau, et l’alchimie est immédiate. Pas de duel d’ego ici les voix se cherchent, se frôlent, s’entrelacent, puis finissent par vibrer à l’unisson. La production signée Tudor Monroe et AOD glisse subtilement vers l’afro-house, sans jamais sacrifier la profondeur au groove. Ça avance, ça respire, ça soigne.

Le morceau parle d’amour comme d’un espace de réparation. Pas de romantisme béat, plutôt une reconnaissance lucide : celle d’avoir survécu, grandi, réussi, et d’avoir trouvé dans l’autre une forme d’équilibre. Spiritualité discrète, gratitude assumée, vulnérabilité sans exhibition. Omah Lay apporte son élégante nonchalance, Seyi Vibez son phrasé précis et introspectif. Ensemble, ils installent une atmosphère presque cosmique, renforcée par des harmonies chorales qui flirtent avec le gospel sans jamais tomber dans l’emphase.

« My Healer » n’est pas un tube qui crie, c’est un titre qui s’impose. Un de ceux qui s’infiltrent lentement, restent en tête et rappellent que l’afrobeats, quand il est bien fait, peut encore parler au cœur.

Seyi Vibez & Omah Lay « My Healer » :

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