Offica, retour discret avec Life I Choose, et virage sonore assumé

Après une absence de quelques mois, pas suffisamment longue pour l’oublier, mais assez pour le rendre un peu plus rare, presque précieux, voilà que le rappeur irlando-nigérian Offica revient. Pas en fanfare. Pas en posture. Il débarque tranquillement avec “Life I Choose”, et surtout avec une nouvelle direction artistique qu’on n’avait pas vraiment vue venir.

Et pour le dire vite… on aime bien.

Cette vie qu’il a choisie, il la raconte sans hausser le ton. Pas de grands gestes, pas d’effets inutiles. Juste un flow calme, posé, maîtrisé, avec cette manière de faire glisser les mots sans les brusquer. Une sobriété qui évoque presque Dave, oui… mais version irlandaise, avec quelque chose de plus diffus, de moins frontal, comme une pensée qui s’étire plutôt qu’elle ne s’impose.

L’instru, elle, fait le reste du travail. D’abord ce piano, qui borde la voix, qui l’accompagne sans jamais la dominer. Puis la basse arrive, doucement, presque à pas feutrés. Le rythme s’installe, s’accélère, et sans prévenir, le morceau bascule. Le beat entre, plus nerveux, plus dense, avec cette cadence qui devient difficile à contenir. Ça s’emballe, mais proprement. Une montée qui finit par ouvrir sur des textures afro-house.

Oui, c’est là que ça se passe.

Parce que cette nouvelle DA, elle ne tombe pas du ciel. Offica a toujours glissé quelques mots de yoruba dans son anglais irlandais, comme des traces laissées derrière lui. Sauf qu’ici, ce n’est plus un détail. Ça devient une direction. Un point d’équilibre entre deux espaces, d’un côté, une forme de mélancolie, presque retenue, de l’autre, des rythmes plus chauds, plus mouvants, plus ancrés.

Et forcément, ça intrigue.

On sent qu’il y a un projet derrière, quelque chose qui dépasse le simple single. Une envie de rapprocher les rythmes africains d’un certain spleen irlandais, sans pour autant caricaturer. Juste en laissant les deux cohabiter, se frotter, parfois se contredire.

“Life I Choose”, ce n’est pas un coup d’éclat. C’est plus discret que ça. Mais c’est précisément ce qui le rend intéressant. Offica ne cherche plus à en faire trop. Il ajuste, il affine, il laisse respirer.

Et pour la suite… il va falloir surveiller ça de près.

Offia « Life I Choose » :

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