Nick Walters emmène son jazz aux confins de la théorie de l’Implicate Order

L’Implicate Order, ou théorie de l’ordre implicite, c’est encore une nouvelle théorie physique alambiquée qui est au centre du nouvel EP de Nick Walters et son brillant Paradox Ensemble, Implicate Order ! Et ça nous convient très bien comme ça ! Et si l’on n’aura pas l’outrecuidance de vouloir vous expliquer ici ce qu’est cette théorie élaborée par David Bohm qui fraye avec les notions de paradoxe EPR, de variables cachées, d’hypothèse de l’éther, de pré-espace, d’univers holographique, et autre potentiel quantique — on en serait bien incapable ! – on paraphrasera tout de même notre ami Wikipedia, pour vous en dresser le concept principal : “D’après cette théorie, une réalité plus profonde sous-tend l’univers, et le monde que l’on perçoit avec nos sens n’est qu’une illusion, une sorte de fantôme ou de projection de cette cohérence cachée.”.

Voilà, cet intermède scientifique étant fait, replongeons-nous dans les méandres réels et irréels, implicites et explicites de ce nouvel opus de Nick Walters, qui vient de paraître sur son propre label D.O.T Records. Comme dans la théorie de Bohm, le trompettiste britannique secondé par sa dream team de pas moins de 10 musiciens, emmène son jazz aux confins de l’univers connu… ou en tout cas jusqu’au Ghana, auquel il rend un hommage rythmique avec le titre “Volta Region”. Tout du long de ce disque, on flirte entre plusieurs niveaux de réalité, tous cisaillés par un jazz technique, habile et puissant. Et pour en comprendre la profondeur, la cohérence cachée, il va vous falloir plus d’une écoute, pour franchir les reflets de la douce illusion première, et petit à petit vous abandonner aux rythmes, aux saillies cuivrées des trompettes, à la danse des percussions, au rebond du trombone, à la tension harmonique d’une gamme diminuée, aux doux souffles de la flûte (tenue ici par nul autre que Ed “Tenderlonious” Cawthorne) et de l’accordéon…

Oui, il y a peut-être derrière l’observation très scientifique et cartésienne de l’univers une autre réalité, plus profonde, qui nous échappe encore, et il y a plus sûrement encore une réalité plus profonde derrière le jazz de Nick Walters et son Paradox Ensemble, qui échappe aux outils mathématiques de notations de la musique… et toutes deux échappent à l’ordre explicite, et appartiennent au monde de l’Implicate Order.

Nick Walters & The Paradox Ensemble – Implicate Order :

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