Le label Palenque Records remplit une nouvelle fois notre coupe de doux et survoltés rythmes venus de Colombie… et, il faut bien le dire d’Afrique également ! Là est tout le sel probablement de la musique colombienne, et plus particulièrement de la champeta ! Né dans les années 70, lorsque les communautés afro-colombiennes de Colombie se sont réapproprié les musiques et rythmes venus d’Afrique par le biais de quelques early-diggers qui ramenaient dans leurs bagages quelques disques de rumba congolaise, de highlife, ou de musique mandingue, glanés directement en Afrique, ou chez les disquaires européens, la champeta s’est installé sur la scène colombienne. Progressivement, elle s’est étoffée avec de nouveaux rythmes, à pris de couleurs locales, s’est habitué à de nouveaux instruments, puis à de nouvelles machines, et est rapidement devenu un incontournables des picós, ces soundsystems clandestins qui popent à tous les coins de rue de Barranquilla à Carthagena.
D’ailleurs, dans Cañonazos Picoteros, cette nouvelle parution qui nous occupe aujourd’hui, le label Palenque Records nous plonge dans l’univers saccadé et survolté de DJ Rata Piano, une figure de la champeta et de ces fameux soundsystems underground, qui armé de son clavier Casio SK5 fait danser les guitares congolaises dans l’ivresse de rythmes empruntés à la cumbia ou au reggaeton, et laisse s’élever des voix venues d’Afrique au milieu de flutes indigènes synthétiques. Et ce cocktail va vite, très vite, ça monte à la tête, ça taquine les hanches, et fait frétiller les tympans et le cœur, c’est répétitif et frénétique jusqu’à l’ivresse, c’est Cañonazos Picoteros de DJ Rata Piano !
DJ Rata Piano – Cañonazos Picoteros :
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