Yafaké, le dernier rappel de Victor Démé

Durant le mois de septembre dernier, les regards du monde entier étaient tournés vers le Burkina Faso, pays théâtre de tellement d’espoir, où un peuple, celui des hommes intègres, fraichement libérés de 27 années de dictature, était à nouveau au bord du gouffre, devait à nouveau faire face à l’action inique de quelques militaires, trompés par certains politiques aigris d’avoir été éconduit des fastes de la corruption.

Mais pendant que le peuple du Faso luttait une fois de plus pour sa liberté, Victor Démé menait lui un autre genre de combat, celui contre la maladie… le peuple burkinabé a réussi à défaire ses agresseurs, Victor Démé, non. La fulgurance du palu qui l’accablait a eu raison de lui le 21 septembre. Amère ironie lorsque l’on sait qu’il venait d’enregistrer « Banajougou », un titre qui figurera sur son troisième et posthume album Yafaké, où il chantait justement que la maladie était notre seule véritable ennemie.

Que nous manquera-t-il le plus ? Sa dégaine de tailleur mal fagoté, son sourire doux qui, avec la lueur espiègle de son regard, fendait l’humilité d’un visage un peu usé par une vie pas si facile, sa musique, élégante, à la croisée du monde mandingue, du blues et du folk, sa philosophie de griot, puisée dans le terroir de Bobo Dioulasso, sa ville d’origine… difficile de dire, ce qui est sur c’est qu’il va nous manquer.

Avant de s’en aller, l’artiste nous offre un dernier rappel avec Yafaké, son troisième album qui sortira à titre posthume le 27 novembre ; et dont on découvre un première chanson éponyme.

 

Victor Démé – “Yafaké” :

 

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