Le Star Band de Dakar, la révolution cubaine et Ostinato Records

Comme vous pouvez le voir à notre titre ci-dessus, on a trouvé notre nouvelle trinité ! Peut-être ne le saviez vous pas encore, mais, en cette belle année 2019, qui d’ailleurs semble souffler elle aussi les braises de la révolte et du changement, que ce soit au Soudan, au Zimbabwe, ou même en France, nous célébrons les 60 ans de la révolution cubaine !

Et avant de voir se dresser une horde de reaganistes, de bolsonaristes, de bande-mous, de furieux capitalistes, et autres amis de la pensée dominante, pour nous conspuer, et nous accuser de faire l’apologie de la dictature, et de l’horreur communiste, il est bon de rappeler, comme le fait d’ailleurs Ostinato Records dans le riche livret qui accompagne sa réédition des meilleurs titres du Star Band de Dakar — ah ? On aurait peut-être dû commencer par ça, oui — que la révolution cubaine a, à son époque, largement dépassé les côtes de la petite île caribéenne, et trouvé un écho énorme un peu partout en Afrique ! En même temps comment il aurait pu en être autrement, lorsqu’un barbu (non, pas comme ceux d’aujourd’hui) vient déclarer que dorénavant on peut vivre libre, sans être soumis à l’exploitation, aux lois colonialistes, aux ségrégations, et qu’améliorer le quotidien des Africains est une priorité ?!

Quoi qu’il en soit, de l’Indonésie à l’Angola, en passant par le Sénégal, et c’est à ce dernier pays que nous allons nous intéresser, la révolution castriste a eu un impact indéniable ! Dans les années 60 et 70, alors que Dakar, à l’image du reste du pays, était tout de même fracturé, entre riche et pauvre, entre hériter du colonialisme, habitant les anciens quartiers français de Dakar, et la masse noire et grouillante, luisante de peine et de transpiration, qui erre dans les rues étroites de la vieille ville. Et c’est là, dans cet amas noir et populeux, fourmillant de desheritance que c’est réinventé la musique sénégalaise !

Porté par les hymnes de la liberté venant de Cuba, ceux du Changüí, de la Guajira, de la Salsa, bien sûr, et du Son, une jeunesse éprise de changement s’est mise à jouer cette musique d’ailleurs, qui rapidement, à force de métissage avec les rythmes du sabar, les guitares psychédéliques du mbalax, et l’accent wolof qui vient parachever cette métamorphose, est devenue la musique d’ici.

L’un des plus notables groupes de cette époque c’est le Star Band ! Fondé par Ibrahim Kassé, le groupe a fait chauffer les planches de son établissement de nuit de la Medina de Dakar, le Miami Club, et a vu passé dans ses rangs nombre de prestigieux musiciens, dont Pape Seck, Laba Sosseh, ou encore un certain Youssou N’Dour.

Et c’est donc pour célébrer la révolution cubaine et l’héritage magnifique de ce groupe sénégalais mythique, que le label Ostinato Records, que l’on connait aussi pour son très beau travail autour des musiques du Soudan et de Somalie, a décidé de rééditer, et remastériser quelques une des plus belles chansons du Star Band, dans un disque qui paraitra à la fin du mois, mais que vous pouvez déjà précommander ici, Star Band de Dakar : Psicodelia Afro-Cubana de Senegal !

Star Band de Dakar – Star Band de Dakar: Psicodelia Afro-Cubana de Senegal :

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