Miraa May promène son “What I Smoke” dans les rues d’Alger

Miraa May c’est le genre de femmes qui prend les choses à contresens ! Là où toute une génération d’Algériens vendrait père, mère et mouton de l’aid, pour partir à Tottenham, beaucoup serait même prêt, concession ultime, à faire disparaitre le blanc et vert du maillot de l’équipe national, derrière le blanc et bleu du club londonien, Miraa May, elle, prend le chemin inverse ! Algérienne de Londres, elle jette son fish and chips pour se perdre dans les plis d’un Mhajeb bien relevé, et s’envole pour tourner son dernier clip, « What I Smoke » dans les rues de la capitale algérienne.

Pour illustrer les échos de cette soul urbaine porteuse d’une féminité forte et affirmée, qui nous avait marquée depuis son EP Care Package, jusqu’à son dernier EP Dark, la belle Anglaise, non, la belle Algérienne, a choisit de faire plus que de sortir un drapeau blanc et vert dans un clip tourné là bas, chez les Anglais. C’est pour ça que dans le clip de « What I SMoke », réalisé par Hassen « Kor » Guedioura, elle choisit de s’enfoncer dans les quartiers populaires d’Alger. C’est donc secondé par son bélier géant, et une choua (brochette) de jeunes algérois, que Miraa May investit Alger, de la cité Climat de France aux capricieuses rues de la vieille ville, en passant par la verticalité d’Aerohabitat, et y impose un nuage de fumée et sa petite touche de bad girl britannique.

Miraa May – “What I Smoke” :

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2 réflexions au sujet de “Miraa May promène son “What I Smoke” dans les rues d’Alger”

  1. “Toute une génération “…. je pensais tomber sur un site qui déconstruit les clichés par le contraire.

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    • Navré que la formulation vous déplaise, et que vous la voyiez bâtisseuse de clichés. Mais, si on aimerait la voir fascinée par les écrits d’Apulé, de Daoud ou de Youcef Ou Kaci, il faut tout de même admettre, même si l’on peut juger la chose malheureuse, et même si elle s’illustre par son courage dans les rues d’Alger chaque vendredi depuis des mois, que cette génération reste tout de même fort préoccupé par le football ! Et là nous ne parlons que football, et pas de la harga et ses centaines de jeunes Algériens qui, pâte de datte dans les poches et rêves plein la tête, s’embarquent chaque semaine sur des embarcations de fortunes vers l’Espagne ou l’Italie.

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