Pas le bon corps, mais la bonne voix, Msoke nous parle d’humanité

Cas singulier que l’artiste tanzanien Msoke, si dans ses chansons il nous parle principalement d’humanité plutôt que d’identité, dans le sens segmentant du mot, c’est que lui même à pris du temps pour définir la sienne, 30 ans. Déjà, puisqu’en temps que tanzanien vivant en Allemagne, il a fait face, comme beaucoup, à cette dualité, ce partage entre le pays d’origine, et le pays de résidence, entre deux cultures, mais aussi, et surtout, puisque jusqu’à il y a 5 ans, Msoke s’appelait Namusoke, et était défini comme « Elle », plutôt que comme « Il ». Née femme, Msoke, a été coincée dans son corps de femme pendant 30 ans, connaissant ainsi le malêtre, les moqueries, l’homophobie, avant de changer de sexe.

Mais nous ne sommes pas là pour parler de transidentité ou de transsexualité, mais de musique ! Et sa musique, celle de Msoke, est un peu à son image, simple de premier abord, puis plus complexe lorsque l’on creuse un peu. À la première écoute l’on fait face à un reggae simple et efficace, qui ne cache pas, même si cela peut paraitre cliché, puiser son inspiration dans les eaux chaudes de l’océan Indien, bordant les côtes tanzaniennes. Mais après une écoute un peu plus approfondie l’on découvre les vestiges des ambivalences de sa voix, on découvre aussi le tumulte d’un passé flirtant avec le hip-hop, ou encore les échos très germaniques de la froideur musicale des années 80, comme sur son dernier clip, « Gone Away ».

Ce titre comme 15 autres, y compris des featuring en tout genre (Tamika, Mal Elevé, Gounda Wechee, Carmel Sound ou encore Yasmine & Kaye), est disponible sur le dernier album de Msoke, intitulé Facettes !!

 

Msoke – “Gone Away” :

 

Msoke – “Illusion” :

 

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