Le rappeur sud-africain Usimamane nous dévoile un petit EP rap, court mais redoutablement efficace. Ça s’appelle G-Wagon Music : Baby Tai. Un format resserré, six titres, pas de featurings, pas de poudre aux yeux. Juste du rap. Et quelque chose comme une réponse calme mais ferme à l’époque, moins de couches, moins de décor, retour aux sources, à l’esprit originel. Une tendance qu’on observe de plus en plus dans le rap sud-africain récent, ce besoin de revenir à une forme plus… pure, disons sans fioritures, mais sans pour autant sans renier ce qui a été fait avant.
Car Baby Tai n’est pas un geste nostalgique. Usimamane ne cherche pas à rejouer les grands frères sur des boucles boom bap poussiéreuses, ni à convoquer les papas du micro pour s’acheter une crédibilité rétro. Ce qui l’intéresse ici, c’est l’ADN du rap, celui qui traverse les époques, celui qui tient d’abord sur une voix, un rythme, une manière d’habiter la mesure. Et il le fait avec son langage d’aujourd’hui, celui d’Umlazi, entre ambition, tension quotidienne et lucidité sans fard.
Le résultat, on l’a sur la platine, Baby Tai est précis, affûté, presque chirurgical. Les prods laissent respirer la voix, s’accrochent à quelques basses qui se détendent dans un rebond un peu sale, jamais clinquant, souvent rugueux. Ça joue avec les silences, ça jongle avec la mesure, ça avance sans forcer. Rien d’exubérant ici, pas de gros refrains conçus pour l’algorithme, pas d’effets spectaculaires. Et c’est précisément ce qui rend l’EP aussi agréable.
Après une année 2025 plutôt silencieuse, Baby Tai sonne comme un redémarrage net. Un EP qui recentre, qui resserre le propos, qui remet Usimamane sur le devant de la scène, solide et sur de lui.
Usimamane G-Wagon Music : Baby Tai :
Si vous avez apprécié le contenu de cet article sur « G-Wagon Music : Baby Tai », le dernier EP de l’artiste sud-africain Usimamane, n’hésitez pas à visiter, et à nous suivre sur nos réseaux et a y réagir, et pourquoi pas même nous encourager d’une petite mention « j’aime ».
