Ici, avec “911”, le dernier titre du jeune chanteur nigérian Paanda, rassurez-vous, il ne sera nullement question de voiture de luxe bien cylindrée, ni d’une situation critique qui demanderait d’appeler les secours.
Enfin… sauf si vous considérez l’urgence amoureuse comme une vraie alerte rouge, ou que vous aimez filer des métaphores automobiles pour parler de votre cher·e et tendre ; mais dans ce registre, on parle plus volontiers d’avion de chasse que de voiture de sport.
Vous l’aurez compris, ici, c’est l’amour qui clignote, gyrophares compris. Et Paanda, lui, transforme l’affaire en déclaration sous stroboscopes, et gonflée à l’amapiano. À grands coups de basses rondes, avec un beat afro-fusion qui respire large, et surtout un refrain qui s’incruste dans le cortex comme un numéro qu’on compose par réflexe :
“You are my 911
911, 911”
Ce “911”, c’est tout sauf un code d’urgence : c’est le raccourci émotionnel, l’accès direct au cœur, à la peau, à la raison qui vacille. L’être aimé devient à la fois danger et refuge, une addiction qui sauve autant qu’elle consume. Paanda chante un amour qui n’attend ni permis ni protocole :
“You no get no license but you drive me crazy”.
Ici, la métaphore roule sans frein, et c’est tant mieux.
Il promet d’ailleurs d’être “her superhero”, non pas le super-héros façon Marvel, mais celui qui répond au téléphone à n’importe quelle heure, celui qui reste, celui qui ramasse les morceaux quand la vie tangue un peu trop fort. La sauveuse, le sauvé, la fusion, Paanda brouille les rôles avec tendresse, un sourire en coin et une honnêteté presque désarmante.
Musicalement, “911” fonctionne comme un cœur qui bat plus vite dès qu’on prononce un prénom. Afrobeat lent mais assuré, percussions en velours, production qui caresse plutôt qu’elle n’agresse. Un son qui peut remplir une piste, mais aussi accompagner ces nuits où l’on parle trop, où l’on sent trop, où l’on aime trop.
“911”, c’est un message vocal qu’on n’ose pas envoyer, emballé dans un groove qui, lui, ne ment pas.
Paanda « 911 » :
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