Riffak, ou le lifting hip-hop des sud-africains de Dookoom

Jusqu’à présent, Dookoom n’avait rien lâché de sa hargne du début, le groupe de punk-hardcore-rap venus des bas-fonds de Cape Town distillait avec véhémence ses textes qui chiaient sur la bonne société sud-africaine, attisait le feu punk et la violence de ses instrumentales… mais voila, avec Riffak (verlan de Kaffir, terme signifiant “non-croyant”, “paria” ou encore “barbare”, et qui était utilisé pendant l’apartheid pour désigner les personnes de couleurs), leur second album qui ne devrait tarder à sortir, on nous annonce des changements dans le son Dookoom, un virage, un lifting… les cousins bâtards de Die Antwoord, les crasseux du Cap, serait en train de muter — en même temps quand on sait que son leader s’appelle Isaac Mutant… — de s’orienter vers un hip-hop moins violent et peut être même plus sage… de quoi désappointer les fans de la première heure, et autres émeutiers sonores en tout genre (et réjouir leurs détracteurs).

On a écouté Riffak… et c’est bien !

C’est vrai après avoir écouté les quelque 13 titres qui composent l’album, on se rend compte de l’existence de mélodies plus affinées, on se surprend à apprécier quelques grooves bien ajustés, et l’on ne sent plus (ou, disons moins) la violence du punk qui habitait les parutions du groupe. Si avec Riffak le groupe a de toute évidence gagné en maturité, ou tout du moins cherche à s’inscrire dans un paysage plus large, tant au niveau de son public cible, que dans ses combats, ce n’est pas pour autant que Dookoom a renoncé à son identité contestataire première. NO !, le précédent album de Dookoom vous frappait comme un coup de matraque en pleine bouche, Riffak, lui, est plus a comparé à une série de coups bien placés – enchainement cuisse-mollet-face arrière du genou !

 

Dookoom – Riffak (titres “Bloodclart” et “Act Like”) :

 

Et pour ceux qui aimeraient connaitre un peu plus intimement Isaac Mutant et ses compères, ils ont dévoilé un court film… non pas ce genre de film ! Un petit documentaire, simplement intitulé Why Dookoom ?, où ils se racontent.

 

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