Retour aux sources, Gyedu-Blay Ambolley revient au 11th Street, Sekondi

Ils ne sont pas beaucoup dans le monde les artistes qui peuvent se targuer de susciter autant d’émotions, de buzz même dirait-on aujourd’hui, avec leur premier album solo paru en 1975, qu’avec la compilation, ou la réédition d’une de ses parutions passées publiés par tel ou tel diggers excités de sa découverte, comme en 2002 avec la compil’ Ghana Soundz parue chez Soundway, ou encore The Simigwahene réédités par Essiebons en 2017. Ils ne sont pas beaucoup les artistes capables après plus de 50 ans de carrière d’avoir une actualité encore foisonnante, et de créer l’événement avec la sortie d’un nouvel album, tout chaud tout frais, comme le très bon Ketan qui a vu le jour lui aussi en 2017… Non, c’est sur que ce genre d’artiste ne sont pas vraiment commun, alors quand l’un de, le Ghanéen Gyedu-Blay Ambolley annonce la sortie d’un nouvel album le 22 novembre de cette année chez Agogo Records, eh bien on se tait et on écoute, c’est 11th Street, Sekondi.

Ambo, ce prodigieux chanteur et multi-instrumentiste qui a tutoyé Fela Kuti, bu des verres et fait ses débuts avec son ami de toujours, un certain Ebo Taylor, qui a fricoté de près ou de loin avec toutes les légendes du highlife dont les crépitements figés dans le vinyl ou sur bande magnétique s’arrachent aujourd’hui à pris d’or sur le marché des collectionneurs, avant de lui même rentrer dans la légende… a décidé, pour la nouvelle mouture 2019 de son highlife fécond et pluriel, de retourner aux sources ! Mais vraiment aux sources ! Sur ce nouvel album, le musicien nous emmène là bas, au Ghana, à Sekondi, sur la 11th Street, dans une maison que vous pouvez voir sur la droite de la pochette de l’album, une maison dans laquelle il a vu le jour quelque 72 ans plus tôt !

Alors, attendez-vous avec ce 11th Street, Sekondi, et 31ème album de l’artiste, a une ambiance cool et tamisée, un show intimiste dans lequel s’invitent les esprits de Fela et de James Brown, une croisière au son de l’afrofunk et du highlife, la bande-son d’une Afrique qui veut dessiner son destin et arrêter de colorier dans les contours inventer pour elle par l’extérieur. On découvre un premier extrait de ce nouveau disque de Gyedu-Blay Ambolley avec “Black Woman” !

Gyedu-Blay Ambolley – 11th Street, Sekondi :

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