Malik Gita, des corps de marines américains au hip-hop sud-africain

Malik Gita, le rappeur qui débarque aujourd’hui sur nos platines avec son très énergique titre “Dwesha”, tiré de sa dernière parution The Kasi Mixtape, a eu un parcours assez singulier pour que l’on s’y attarde quelque peu. Né à Eersterust, près de Pretoria, un ancien township où était déplacé par le gouvernement de l’apartheid, les coloureds people (métisses), Malik a très rapidement été intéressé par les arts, avant de partir s’installer à l’âge de 13 ans en Californie ; une dualité géographique qu’il retranscrira plus tard dans son album Kullidfornia (Kullid étant un mot d’argot sud-africain pour désigner les Coloureds).

Au lendemain des attentats du 11 septembre 2011, choqué, et soucieux de s’investir pour sa patrie d’adoption, Malik Gita s’est enrôlé dans le corps des marines américains, où il servira six ans, dont trois en tant que sous-officier au service des Affaires étrangères. Libéré de ses obligations militaires, le jeune artiste est retourné à ses premiers amours, le hip-hop ! Depuis il bataille sur scène, comme sur studio pour essayer de faire exister sa musique.

Associé avec le rappeur américain, installé à Dubai, Magikel, il fonde le label NBL Entertainement, sur lequel il a publié sa dernière mixtape The Kasi Mixtape. De celle-ci nous retiendrons surtout le titre « Dwesha », qui intègre un esprit très sud-africain, baigné par le kwaito et le gqom ; le reste de la mixtape est plus proche du rap américain.

 

Malik Gita – “Dwesha” :

 

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