Mali

Capitale : Bamako
Hymne national : Pour l’Afrique et pour toi, Mali
Langue officielle : Français
Chef d’état : Ibrahim Boubacar Keita dit IBK (depuis 2013)


La musique du nord, le blues sahélien inspiré des cultures touaregs et songhai, et qui est à l’origine du blues américain, comme peux vous l’expliquer Ali Farka Touré dans cet extrait du documentaire du réalisateur américain Martin Scorsese (le loup de Wall Street, les Affranchis, Raging Bull..), Du Mali au Missippi.

Ali Farka Touré, un des guitaristes majeurs du blues africains, qui a été paysan, chauffeur, chanteur, guitariste, camarade de route de Amadou Hampaté Ba (brillant intellectuel et écrivain malien, maire de Niafunké ; il a su mêlé toutes les traditions maliennes (bambara, malinké, songhai….) écoutez ce medley. Son fils Vieux Farka Touré à repris le flambeau à la mort de son père, avec une certaine maitrise du métissage, dans des featuring avec Dave Mattews, ou encore l’israélien Idan Raichel, mais également de la tradition, ici en live au pickaton.
Afel Bocoum, peut être un des premiers musiciens malien que j’ai écouté, moitié peul, moitié songhai, originaire de Niafunké, il chantera d’ailleurs le nom d’
Ali Farka (certain dise que c’est son neveux, mais c’est une filiation spirituel, et non du sang), écoutez Alasidi, Politique ou encore ce Live à Hertme.
Tinariwen, originaire du grand nord, Kidal et Tessalit, ils sont complètement touareg, mais avant d’être ce groupe exotique qui enchaine les tournées en occident, et qui jouent dans cette video devant un parterre de blanc dans la cave de la Bellevilloise, ce sont pour la plupart des combattants des grandes révoltes touaregs des années 90, le leader à même connu les centres d’entrainement de Kadhafi en Lybie, il a d’ailleurs récemment ré-échanger sa guitare contre une kalachnikov pour aller à nouveau combattre au nord mali, pour les terroristes du MNLA.
Lobi Traoré, originaire de Ségou, il adapte le blues au bambara. Je l’ai rencontré la première fois que je suis allé à Bamako, il jouait tous les week-end au domino un bar à 5 minutes de chez moi (ou j’ai mixé d’ailleurs), on en voit d’ailleurs quelques images dans cette vidéo.

Le Super Rail Band de Bamako, formé à l’origine dans les années 70 par le saxophoniste Tidiani Koné, et toujours en activité, aujourd’hui sous la direction du grand Djelimady Tounkara, a été un formidable tremplin pour beaucoup d’artistes :
– Le guinéen Mory Kanté que l’on a déjà vu précédemment.
– Le grand pianiste d’afro-jazz et de fusion, surnommé le Black Buddha,
Cheik Tidiane Seck, que l’on peut voir chanter en acoustique et de manière très intimiste Nebe N’makoun, ou sinon en featuring avec Rockin’ Squat (fondateur d’Assassin, et frère de Vincent Cassel).
– Salif Keita, l’albinos star de la musique africaine, vous pouvez quasiment tout écouter de lui que ce soit en live ou studio, solo ou avec les Ambassadeurs, le Rail Band ou encore Africando, sans être déçu. Si je devais retenir quelque titre, je dirais tout d’abord
M’Bifé, pas que ce soit forcement la meilleurs, mais c’est la première musique que j’ai écouté de Salif, c’est Alicia ma compagne, et sa nièce, qui me l’ont fait connaitre lors de ma première visite au Mali, et elle m’ont mit ce clip et quelques autres sur mon téléphone, et sur la route, au retour, on les regardait tous les soirs, ça nous remplaçait la TV. Folon, la  musique et parfaite, ici juste en guitare voix ; et pour rester dans le même registre acoustique vous pouvez aussi écouter Tu Vas Me Manquer ; dans un autre registre, les tubes Madan, N’Toman et aussi Mandjou, une vrai chanson de griot, issus de l’album du même nom, ou il rend hommage au président de la Guinée Sekou Touré, son grand père le guerrier Samory Touré (qui a tenu en échec les troupes colonial française pendant plus de 30ans), et bien sur retrace les différentes histoires des grands empires ouest africains.

Mangala Camara, ça a été la deuxième personne que j’ai rencontré à Bamako, là je peux parler d’un ami personnel j’ai fais pas mal de soirée avec lui. Ce qui est assez marrant, c’est qu’on l’a rencontré à la Maison des Jeunes de Bamako (d’ailleurs Damon Albarn [Blur, Gorillaz…] vient de participer à un album du même nom), il était seul à une table à boire sa bière, on a parlé simplement, sans savoir qu’il était un des chanteurs parmi les plus connu au Mali (France 3 lui même consacré une émission spéciale d’une demi heure, à sa mort) . Et plus tard quand on s’est installé, notre voisin, Seydou Coulibaly, et maintenant ami, d’ailleurs probablement un de mes meilleurs ami au Mali, s’occupait de l’entretien des chapeaux de Mangala, chapeaux de cow-boy ornée de kori. Et plus tard encore, lorsque j’ai fais connaissance avec Alicia et sa nièce, j’ai appris que ce fut aussi l’une des première personnes qu’elles ont rencontré à Bamako, et il les a logées pendant 2 semaines à leur arrivée d’Abidjan, enfin bon il a été une des figures centrale de mon premier voyage au Mali. Et plus sérieusement pour la musique vous pouvez tout écouter Wililé, Minyé Minyé (une de mes chansons préférées) ou encore Tata.

Pour les femmes vous pouvez écouter Oumou Sangaré, c’est la plus connu des chanteuses maliennes (une énorme fortune, hôtel, taxi, concession auto..), mais c’est aussi un peu le cliché de la femme malienne, en forme, avec des kilos de bijoux en or, des mètres de bazin riches et le visage peint en blanc. Maintenant une que j’aime vraiment bien, qui a un son vraiment moderne et original c’est Mamani Keita, c’est Salif qui l’a découvert, puis elle a surtout explosé en solo avec son tube Gagner l’Argent Français, puis plus récemment Kanou. Vous pouvez aussi écouter la jeune Fatoumata Diawara, évidemment Rokia Traoré, ou encore le dernier Inna Modja.

La Kora, la harpe typique de la culture mandingue, c’est un style que je n’ai compris que très récemment, malgré le fait que je soit aller voir plusieurs fois en concert le grand maitre du style Toumani Diabaté, il avait une résidence tous les vendredi soir au Diplomate, un bar ou a travaillé ma fille Choura, enfin si vous avez l’occasion écoutez les Mandé Variations. Un koriste majeur aussi, Ballaké Cissoko et son duo avec Vincent Segal au violoncelle. Ce concert de Seckou Keita et Catrin Finch est assez marrant aussi, c’est un duo entre une kora et une harpe traditionnelle, et on voit assez bien la richesse de gamme de l’instrument dit primitif, par rapport à la harpe, et en bonus la meuf à vraiment une tête de conne. Plus jeune, Seckou Kouyaté, modernise bien le style avec Joe Driscoll.

Le Rap malien, comme dans beaucoup de pays africains tout les jeunes se prennent pour 2pac et aimerait bien être gangster,  mais le rap malien se veut majoritairement engagé, et plutôt bon enfant. Pour le old school, il y a Tata Pound, et plus récent tu peux écouter Ghetto C6, Iba One qui travaille régulièrement avec Sidiki Diabaté, le fils de Toumani, Amkoullel est intéressant aussi.

Et pour finir un collectif de soutien au Mali.

 

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