L’instant vinyle : 62. Ndaxami du Super Jamono de Dakar

Bienvenue dans ce nouvel épisode de notre série « L’instant vinyle », cette rubrique dédiée aux pépites du passé, où nous dépoussiérons et partageons avec vous des disques de notre collection. Et pour ce soixante-deuxième opus, nous quittons la Guinée (cf. l’instant vinyle n° 61), pour nous rendre chez le voisin sénégalais, et y découvrir le disque Ndaxami du Super Jamono de Dakar.

Le Super Jamono de Dakar (orthographié plus communément Super Diamono de Dakar, mais nous retiendrons ici l’orthographe figurant sur la pochette du disque), voici un groupe qui a su marquer le paysage musical sénégalais, et même africain ! Fondé en 1975, de la rencontre de deux orchestre dakarois, le Kadd Orchestra, et le Tropical Jazz, le groupe s’appellera d’abord simplement Diamono, et distillera une musique afro-latine, infusée de variétés et de pop chantée en wolof. Ce n’est que deux ans plus tard, lorsqu’un certain Omar Pene reprend en main la formation et qu’il lui donnera une orientation nouvelle, le mbalax, que le Diamono gagnera son « Super » !

Le Super Jamono de Dakar fit grand bruit sur la scène sénégalaise au début des années 80, attirant à lui public et talents de la musique, comme un jeune artiste oscillant encore entre ses deux passions la peinture et le chant, Ismael Lo. L’auteur de Tabajone s’est formé durant quelque temps au côté de Omar Pene et du Super Jamono, avant de reprendre sa carrière en solo. Mais, heureusement pour nous c’est justement de cette période du début des années 80 qu’est tiré notre disque du jour, Ndaxami.

Un disque enregistré au Studio Golden Baobab, celui de Francis Senghor, le fils du président sénégalais, et paru en 1984 sur le petit label français spécialisé dans la musique sénégalaise MCA (sous la référence MCA303). Mais, plus que ses caractéristiques techniques, ce qui fait le charme de ce disque c’est cette fabuleuse plongée dans la bouillonnante scène musicale dakaroise du début des années 80. Ce sont ses nappes intercroisées de claviers, d’orgues et de synthétiseur de Elias Diattara, baignant dans le fuzz entêtant de la guitare électrique de Adama Yaye… et c’est aussi, et surtout, le jeu entre deux des plus grands chanteurs sénégalais, Omar Pene, et Ismael Lo !

 

Super Jamono de Dakar – Ndaxami :

Tracklist :

1. Ndaxami
2. Yaraal Sa Doom
3. Mame Coumba
4. Souma Demee Balay Jin
5. Jalia
6. Baila

Crédits de Ndaxami :

Chant : Omar Pene
Chant : Ismael Lo
Clavier, synthetiseur : Elias Diattara
Guitare : Adama Faye
Basse : El-hadj Bob Sene
Sax : Sélé Thiam
Trombonne : David Seck
Tama : Gaye Fall
Percussions : Aziz Seck

 

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