Le journal Gbayé, l’information vue par l’ivoirienne Nash

Est il encore nécessaire de présenter l’artiste ivoirienne Nash, cette rappeuse est devenue en quelques années une vedette de premier plan sur la scène ivoirienne, et l’une des principales ambassadrices de la langue nouchi.

La langue nouchi ? Si vous ne connaissez pas, vous l’utilisez peut être sans le savoir pourtant, avec des mots comme : gaou (naif), kpakpato (commère), enjailler (s’amuser), faroter (frimer) une go (une fille), etc… C’est un argot populaire ivoirien, apparu dans les années 80, dans les rues d’Abidjan ; basé sur le mélange du français et des différentes langues parlées en Cote d’Ivoire, mais aussi d’un peu d’anglais et d’espagnol. Si le nouchi était au départ le fait des catégories sociales les plus basses, qui ne maitrisant pas bien la langue de Molière, ont créé la leur, aujourd’hui son usage est en pleine expansion, véhiculée par les séries TV, les mouvements musicaux comme le couper-décalé (d’ailleurs en nouchi, couper signifie voler, escroquer, et décaler, prendre la fuite), le zouglou, et par des artistes comme Nash donc !

La rappeuse ivoirienne est de retour avec un nouveau projet, le Journal Gbayé (Gbayé, qui signifie trop parler, bavarder, par exemple “tu gbaye trop” veut dire “tu parles trop”) ; c’est un journal télévisé, en rap et en nouchi. Nash s’entoure pour l’occasion de Smile, le membre du groupe de rap Lekiptip, qui assurera les parties en français. C’est une bonne manière d’intéresser et d’informer une plus grande partie de la population, dans cette langue, particulièrement populaire chez les jeunes. Mais si l’idée est bonne, elle n’est pourtant pas nouvelle, il s’agit d’une adaptation ivoirienne du concept du pionner du rap sénégalais Xuman, le journal rappé, en français et wolof.

De ce journal Gbaye, un premier épisode pilote est sorti, que vous pouvez découvrir ci-dessous.

 

Le journal rappé de Xuman et Keyti :

 

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