La masterpiece rythmique : Quand Myele Manzanza revisite Moonlight

Ah ça non, ce n’est pas une sérénade au clair de lune que nous a concocté là le batteur néo-zélandais, d’origine congolaise, Myele Manzanza avec son incursion en territoire house, même deep-house… « Moonlight ». Secondé par l’enregistrement du titre original de Theo Parrish, un petit monument de la deep-house de la fin des années 90, paru en 97 même, pour être précis, le batteur néo-zélandais, armé de sa seule batterie… oui, en même temps c’est le principe d’un batteur, construit autour des intonations vibrantes et synthétiques du morceau, un petit chef-d’œuvre rythmique, une véritable masterpiece pour batterie.

Pendant presque 8 minutes Myele Manzanza, qui est le fils de Sam Manzanza – tiens voilà une bonne occasion d’ouvrir une petite parenthèse sur l’histoire familiale, car si le fils est de toute évidence l’un des nouveaux maitres de la batterie, son père, Sam, ne se débrouillait pas si mal non plus ! Il a fait les belles heures du Ballet National du Zaïre à l’époque de Ray Lema, avant de partir s’installer en Nouvelle-Zélande, où il continue d’ailleurs d’œuvrer – nous parlions donc du fils, Myele, et de ses quelques 8 minutes de calme exaltation durant lequel il va emmener le Moonlight house, vers une sorte d’hybride tirant vers le jazz. En fait pour être précis il réussit avec brio à garder le côté lancinant de la house, celui qui vous laisse vous abandonner à un balancement de tête incontrôlé, tout en ajoutant les syncopes, et les envolées du jazz, celles qui vous font tiquer et réfléchir un peu plus à ce qui vous arrive.

Et cette revisite impétueuse de « Moonlight » tombe à point nommé, car le nouvel album du musicien néo-zélandais, A Love Requited, attendu fin juin chez First Word Records, commence à prendre forme, d’ailleurs un premier titre est déjà disponible ; vous le retrouverez ci-dessous. Et pour ceux qui pourraient être un peu… comment dire… imperméable à la prestation technique et rythmique de « Moonlight », sachez que l’album, comme on peut s’en apercevoir avec ce premier extrait « Itaru’s Phone Booth », regorge de mélodies, de composition pointue, de cuivres, de piano… et de jazz !

Myele Manzanza – “Moonlight” :

Myele Manzanza – A Love Requited :

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