Le jazz oriental de Atlas Major part à contre-courant

Si l’Atlas Major de Johannes Blaeu fut une référence de la géographie et de la cartographie au 17ème, son homonyme musical et américain a lui bien l’intention de se faire sa place dans les poids lourds du jazz oriental.

Mené par une base solide de Texans inspirés plus par Mohamed Abdel Wahab ou Dhafer Youssef que par Stevie Ray Vaughan ou Willie Nelson… oui, vous avez bien entendu, Atlas Major s’emploie à fusionner le jazz de chez eux, au système modal oriental, les maqams ! Tout en s’autorisant, bien sur toutes les incursions qu’ils souhaitent du côté de la guitare andalouse, des percussions indiennes, ou encore de la musique sud-américaine et latine. Faut dire qu’autour de la base fixe et américaine du groupe, c’est-à-dire Joshua Thomson au sax alto et à la flute, Charlie Lockwood et Josh Peters à l’oud, et Ted Carnat aux percussions, gravite tout une myriade de musiciens venus d’horizons différents. C’est ainsi que sur Riptide, qui est la raison première de notre article, et, surtout, le 5ème album studio d’Atlas Major, l’on retrouve, le maitre violoniste du très éclectique groupe Atash, Roberto Paolo Riggio, qui a notamment tourné au côté de Youssou N’Dour ou de Fayruz, rien que ça, le contrebassiste Tarik Hassan, ou encore l’oudiste palestinien Sari Andoni.

Donc, préparez-vous au passage de ce tourbillon d’oud et de sax, le son oriental et jazz de ces Américains qui préfèrent les frontières ouvertes, le métissage et les rives de la méditerranée au mur de séparation avec le Mexique, préparez-vous à Riptide d’Atlas major

Atlas Major – Riptide :

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