Ivan Conti, le patron de la batterie carioca, nous fait croquer son Poison Fruit

Il fut l’un des trois piliers d’Azymuth, un groupe qui aura marqué toute une génération de Brésiliens, d’amateurs de jazz fusion, et même d’amateurs de jazz fusion brésiliens. Il a été impliqué de près ou de loin dans pas mal de collaborations musicales aventureuses, au côté de grands noms de la samba, du jazz, ou même du hip-hop. Il est l’un des meilleurs batteur et percussionniste de tout Rio de Janeiro, d’aucuns n’hésitent pas à le citer comme la réponse brésilienne à Tony Allen. Et à 72 ans, il en a encore beaucoup sous le pied… celui dont on parle aujourd’hui c’est Ivan Conti, alias Mamão !

Et Mamão, à 72 ans, comme on vous le disait, a constaté qu’il n’avait pas sorti d’album solo depuis un bail, plus de 20 ans… fâcheux ! Alors il s’est employé, au côté du label spécialisé en musique brésilienne Far Out Recordings, à concocter un nouvel album, Poison Fruit ! Et quel album ! Ne vous attendez pas à y retrouver une sorte de revival fusion des années 70, un truc de nostalgique qui trouve que s’était mieux avant, ou n’importe quoi d’autre du genre. Ce Poison Fruit est un tourbillon rythmique résolument moderne et élégant, qui emporte l’auditeur, la musique brésilienne, et à peu près tout ce qui passe à proximité, dans une vague de samba revisitée, de jazz fusion à consonance spatiale, de funk psychédelico-tribal, de techno vrombissante, et de tropicales et frémissantes percussions.

Une musique à plusieurs niveaux de lecture, on passe de la simple envie de bouger son corps, et ses bras comme ça, oui voilà, comme ça, oui oui, en faisant des vagues, à des batteries en spirales qui vous attirent, vous hypnotisent, et vous perdent dans des tribulations rythmiques complexes et savantes ! De plus les cinq derniers titres de ce Poison Fruit, qui contient tout de même 16 titres, prend une tournure complètement électronique en s’ouvrant à plusieurs artistes, producteurs, et DJs, citons notamment Tenderlonious de 22a Music, Dokta Venom, les berlinois Max Graef et Glenn Astro, ou encore le singulier Reginald Omas Mamode IV.

Vous l’aurez compris, à 72 ans, Ivan « Mamão » Conti continue de se réinventer et d’innover, et signe un très bel album avec ce Poison Fruit ; et, pour être totalement juste, il faut aussi souligner la qualité de sa pochette, signée par la jeune graphiste indienne Noopur Choksi.

Ivan “Mamão” Conti – Poison Fruit :

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