Chura de Yuma, entre minimalisme et mysticisme acoustique

Vous êtes probablement, comme nous (cf. notre rubrique La Cover), amateur de ces petites vidéos de reprises et autres covers qui pullulent sur les réseaux sociaux ; ces artistes nous amusent, ou parfois même nous enchantent en apportant un nouvel angle à des titres célèbres, mais souvent, trop souvent, ces mêmes artistes se ramassent complètement lorsqu’il s’agit de sortir leurs propres œuvres sur album… mais, ce n’est pas d’échec dont nous allons parler aujourd’hui ! Nous allons parler de Chura, le premier album de Chupee Do et Ramy Z, un duo tunisien connu sur le nom de Yuma, qui s’est notamment distingué avec des mash-up originaux de chansons orientales ou occidentales postées sur leur page Facebook.

Difficile de parler de Chura, ce n’est pas un de ses albums bruyants, parcourus de beats nerveux, et de solos de guitare électrique stridents, c’est un album tout en douceur et en discrétion, une superposition subtile, presque minimaliste, de voix et de guitare acoustique, ce genre d’album qui, lorsqu’il fait résonner ses premières notes, vous interpelle, vous fait tendre l’oreille, et vous happe dans un univers singulier. Alors les archivistes les plus méticuleux pourraient être tenté d’essayer de sortir le disque de Yuma de leurs platines, pour le ranger dans leur discothèque, mais la tâche s’avérera ardue, car il faudrait lui trouver une place quelque part entre les anciens mystiques orientaux, la soul acoustique d’un Ben Harper, la fébrilité d’une Yasmine Hamdan, la diction poétique d’une Souad Massi, et les envolées lyriques de certaines chanteuses irlandaises… mais à la vérité, il serait plus sage de se servir de Yuma comme référence de classement, plutôt que de vouloir l’intégrer dans un classement !

Aussi, il est inutile de débattre longuement des textes poétiques et finement ciselés, que se soit en tunisien, en français, ou en anglais, des vocalises poignantes de Chupee Do, de la gravité maitrisée des contrepoints de Ramy Z, du minimalisme élégant de l’orchestration… car tous ces mots maladroits se verraient soufflés des les premières notes de Chura !!

 

Yuma – Chura :

 

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