C’était un 21 juillet

C’était un 21 juillet 1857 que Napoléon signa le decret de Plombières-les-Bains qui officialise la création du corps d’armée des tirailleurs sénégalais. Ce texte réponds à une demande du gouverneur général de l’Afrique occidentale française, Louis Faidherbe, qui se plain du manque de troupe recruter en métropole.

Ce corps armé est constitué d’esclaves rachetés, de prisonnier, et de quelques volontaires. Mais pour ce qui est du rapport au Sénégal, il est dû au fait que le premier régiment y a été constitué, mais des noirs de toutes les zones coloniales d’Afrique française, viennent grossir les rangs des tirailleurs. D’ailleurs, à l’aube de la Grande Guerre, les ressortissants des 4 communes française de pleine exercice du Sénégal, c’est à dire Dakar, Gorée, Rufisque et Saint Louis, seront considérés comme citoyens de plein droit, et seront enrôlés dans des bataillons métropolitain.

D’abord cantonné à des taches de maintiens de l’ordre dans les colonies, ils contribuèrent ensuite à la conquête de Madagascar, puis à sa “pacification” entre 1895 et 1905. Puis durant la Première Guerre, ils furent 200 000 tirailleurs engagés dans des combats, dont 135 000 en tirailleur_senegalais-39-45Europe. Et entre 39 et 45, plus de 179 000 africains seront impliqués dans les conflits, des dizaines de milliers mourront au combat ou dans les camps allemands.

Le corps d’armée des tirailleurs sénégalais fut dissout en 1960, avec les indépendances de leurs pays respectifs, mais pas sans difficultés, la France à gelé les dettes contractés au titre des pensions et des salaires, entrainant un contentieux de plus de 50 ans. Dans tout les cas ils auront été parmi les troupes les plus fidèles à l’empire français, Leopold Sédar Senghor, ira même les qualifier de “dogues noirs de l’empire”.

 

 

3 réflexions au sujet de “C’était un 21 juillet”

  1. Une des caractéristiques des grands conflits européens du dernier siècle a été la participation massive aux combats des soldats issus des pays colonisés. Les effectifs des contingents africains (Algériens, Marocains, Tunisiens, Malgaches et tirailleurs africains confondus) qui ont combattu aux côtés des Français s’élevaient à quelque 416 000 hommes pendant la Grande Guerre et à près de 500 000 en 1939-1945. Malgré les rigueurs climatiques, les maladies et l’attitude des états-majors qui les assignaient systématiquement à des corvées subalternes, ces soldats ont joué un rôle décisif dans la victoire de la France en 1918 et ont contribué à la libération en 1944-45. Comme le rappellent les historiens, la France n’aurait probablement pas pu l’emporter avec ses seules forces, ni en 14-18, ni en 39-45.

    On ne peut envisager l’histoire militaire de la France au XXe siècle, sans évoquer les tirailleurs africains, parfois appelés aussi « les indigènes », comme le rappelle le film Indigènes qui, en 2004, remit la question des tirailleurs au cœur de l’actualité. Que ce soit pour conquérir de nouveaux territoires sur le continent africain au XIXe et au début du XXe siècle ou pour lutter contre l’ennemi allemand lors des deux guerres mondiales, un lien très étroit unit la France et ses gouvernants avec les populations d’Afrique francophone.

    Le général de Gaulle, lui, n’oubliera jamais que ce sont les colonies africaines qui furent les premières à se rallier à la France libre. Brazzaville au Congo devient en 1944 la capitale d’une France en voie de libération. La conférence de Brazzaville, pour la première fois, vise à redéfinir la relation entre la France et les colonies africaines en y introduisant l’idée d’émancipation.

    Un autre combat commence ensuite pour les tirailleurs, cette fois-ci sur le terrain juridique. Leur revendication a le mérite de la logique : obtenir que leur présence aux côtés des Français lors de ces différents conflits armés soit récompensée à part égale dans le versement des pensions de guerre. Jacques Chirac, alors président de la République, finira en 2004 par les entendre avec la « décristallisation » des pensions de combattants.

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    • Citations du général De Gaulle :

      ” Évidemment, lorsque la monarchie ou l’empire réunissait à la France l’Alsace, la Lorraine, la Franche-Comté, le Roussillon, la Savoie, le pays de Gex ou le Comté de Nice, on restait entre Blancs, entre Européens, entre chrétiens… Si vous allez dans un douar, vous rencontrerez tout juste un ancien sergent de tirailleurs, parlant mal le français ”

      ” Vous savez, cela suffit comme cela avec vos nègres. Vous me gagnez à la main, alors on ne voit plus qu’eux : il y a des nègres à l’Élysée tous les jours, vous me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner. Je suis entouré de nègres, ici. […] Et puis tout cela n’a aucune espèce d’intérêt ! Foutez-moi la paix avec vos nègres ; je ne veux plus en voir d’ici deux mois, vous entendez ? Plus une audience avant deux mois. Ce n’est pas tellement en raison du temps que cela me prend, bien que ce soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur : on ne voit que des nègres, tous les jours, à l’Élysée. Et puis je vous assure que c’est sans intérêt. ”
      (Entretiens avec Jacques Foccart, 8 novembre 1968. cité dans ses Mémoires, tome 2.
      Le Général en mai. Journal de l’Élysée. 1968-1969, éd. Fayard/Jeune Afrique)

      Au député UNR Dronne, ancien héros de la libération de Paris :
      ” Voulez-vous être bougnoulisés ? Voyons, Dronne ! Donneriez-vous votre fille à marier à un bougnoule ? ”
      (Cité dans Le petit de Gaulle illustré. Ed Le Crapouillot, 1967, et par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Ed. Plon 1967)

      Pour ce qui est du souvenir et de la reconnaissance éternel du général De Gaulle… j’en doute un petit peu.

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  2. C’est trop bien Plombières-les-Bains !!!! ^^
    Avec un super spa !!!! Et un hotel de zombie, mais dans la chambre, c’est ultra confort !!!

    hihihi !!! :p

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