Ambiance d’Hammamet : Dobet Gnahoré, de l’énergie, mais un show expéditif

Heureusement qu’elle a de l’énergie ! On pourrait résumer le concert qu’a délivré hier soir la chanteuse ivoirienne Dobet Gnahoré sur la scène du Festival de Hammamet par ces quelques mots. Car si la fille chante bien, et qu’elle a une voix puissante avec des nuances intéressantes, le show était quelque peu expéditif.

Après un départ dont le léger retard donne raison au Bisso Na Bisso lorsqu’ils chantaient « l’heure africaine, esprit de bledard », le groupe arrive sur scène, un batteur, un guitariste et un claviériste/machiniste. Ils se chauffent pendant quelques minutes, le batteur n’est pas mauvais… même plutôt bon, aux machines un jeune blanc à la mèche tombante s’emploie à délivrer des samples de chant africain, entrecroisé de basses électroniques puissantes, tandis que le guitariste, avec sa casquette vissée sur la tête lui donnant des faux airs de trucker américain, s’applique à plaquer paresseusement des accords joués en arpèges.

Puis, arrive du côté de la scène, presque sans prévenir, la chanteuse ivoirienne, Dobet Gnahoré. Avec son long tressage blond, sa courte robe en cuir noir, et ses genouillères noires, elle ressemble à une guerrière afro steam-punk semblant s’être échappé d’un Mad Max ouest africain. Elle commence à chanter, d’un coup, sans lubrifiant, ni préliminaire, un peu désarçonnant, mais pourquoi pas !

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Elle a enchainé les titres de son dernier album, alternant entre différentes phases. Les phases de chant, qui, comme on vous le disait plus haut, peuvent être pas mal du tout et assez puissante, mais qui, ici, manquait parfois d’un peu de générosité. Les phases de danse, bien exécutée, par une chanteuse et danseuse à la forme athlétique ; il faut préciser que Dobet Gnahoré s’est formé au chant, à la danse et même au théâtre dans la compagnie Ki-Yi Mbock, celle de son père Boni Gnahoré. Et quelques échanges percussifs de haut vol entre le batteur et Dobet Gnahoré, tournants autour, et martelant un tambour, ou une calebasse.

Avec beaucoup d’énergie, la chanteuse a réussi à emporter le public avec elle, et même à le faire danser, tout du moins sur la dernière chanson, faisant oublier les mélodies un peu mollassonnes de son dernier album. Puis, au bout d’à peine 1h20, elle a quitté la scène sans crier gare et sans au revoir… faisant là mentir le proverbe que la Cote d’Ivoire a fait sien : Vous avez la montre, nous avons le temps.

 

Dobet Gnahoré au Festival de Hammamet :

 

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