Amajdar, du vent dans les dunes de Tinariwen et un neuvième album

Tout commence par un ciel étoilé qui rayonne comme seules les nuits du Sahara peuvent offrir, des dunes de sable, quelques buissons desséchés qui contenteront les animaux qui tournent autour des tentes dressées pour l’occasion à quelques encablures de Nouakchott, et puis il y a le vent, adou, qui vient se perdre dans les cordes d’une guitare électrique laissée branchée au sommet d’une dune. C’est avec cette captivante vibration mystique du désert que les membres de Tinariwen nous introduisent à leur nouvel album, le neuvième, Amadjar, dont la sorti est attendue début septembre chez Anti-.

Si pour leur dernier album, Elwar paru en 2017, les rockeurs du désert étaient allés enregistrer entre la Californie et le Maroc, avec ce nouvel Amadjar, ils renouent avec leurs racines, celle de nomades, d’étranger de passage, d’Amadjar donc, et ont plantés un studio mobile dans les dunes du Sahara mauritanien, pour retrouver cette vie sous le ciel étoilé, les odeurs du thé et des pains cuits dans le sable brulant, le crépitement d’un feu de camp. Un retour aux sources tant sur la forme que sur le fond, car les thèmes abordés par l’album restent bien sûr fidèles aux préoccupations de Tinariwen, se partageant entre la profondeur de la poésie tamasheq, et la rude réalité d’une zone en plein chaos assaillit par des idéologies radicales qui ne font guère état de l’écologie ou de la condition des nomades.

Retour aux sources, mais pas un entre soit consanguins pour autant, les membres de Tinariwen continuent d’explorer de nouvelles voies sur cet album, osent ce qu’ils n’avaient peut être pas osé par le passé, et invitent tout un tas de guests à venir ouvrir la musique du Sahara sur d’autres horizons. Ainsi pas mal de musiciens viennent se prêter au jeu du featuring sur cet opus, à commencer par la magnifique chanteuse mauritanienne Noura Mint Seymali et son mari, le guitariste Jeiche Ould Chigaly, qui sont présents sur pas moins de trois titres de Amadjar, tandis que le violon du musicien et compositeur prodigue Warren Ellis (camarade de route de Nick Cave) vient remplacer l’imzad traditionnelle. Citons aussi la présence de Micah Nelson, fils de la star de la country Willie Nelson, et guitariste de Neil Young, qui à grand coup de mandoline et de charango vient faire se connecter les grands espaces américains à l’immensité du désert africain, sur un titre qui est le premier extrait de Amadjar, « Taqkal Tarha ». Et pour la suite, rendez vous donc le 6 septembre prochain !

Tinariwne ft. Micah Nelson – “Taqkal Tarha” :

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