Afrobeat classique et futur africain avec Oghene Kologbo

Les plus éclairés des amateurs d’afrobeat sont probablement déjà en train de frémir rien qu’à la lecture de ce nom, Oghene Kologbo ; et pour cause, il s’agit d’un des guitaristes les plus émérites du genre. Ce natif de Warri, au Nigeria, fut l’un des plus proches collaborateurs de la légende de l’afrobeat, Fela Kuti, et l’un des piliers de l’orchestre Africa 70. Et si les chemins des deux hommes se sont séparés en 1978, après un concert berlinois mémorable – Oghene Kologbo et un certain Tony Allen ayant préféré tenter leurs chance dans la capitale allemande – Kologbo a continué de s’inscrire comme l’un des discrets, mais influents, artisans de la musique africaine. Il a enregistré au coté de Brenda Fassie, King Sunny Ade, ou encore avec le groupe de reggae Roots Anabo, avant de se lancer en solo – bien qu’il conserve toujours un siège permanent sur le banc de l’orchestre de Tony Allen – en 2007, avec un premier album en hommage à Fela.

Mais autant éviter tout suspense inutile, et annoncer tout de suite la bonne nouvelle, si l’on reparle ici de ce talentueux guitariste, c’est que son très attendu second album solo, Africa is the Future, dont les premiers échos résonnent depuis 2009, va enfin voir le jour, en décembre 2016, sur le label français Paris DJs. De ce deuxième disque solo, l’on peut dorénavant découvrir un premier et intense single, “Don’t Mind Them” !

Et au vu de ce premier avant-gout, l’on peut présager que cette vision musicale de ce futur africain ne s’embarrassera pas de facéties et autres artifices sonores, le son de Oghene Kologbo s’inscrit dans la plus classique et la plus puriste des trames afrobeat  ; ici donc pas de vocodeurs qui alerterons votre banque, mais une guitare et des cuivres bondissant sur un vibrant lit rythmique.

 

Oghene Kologbo – “Don’t Mind Them” :

 

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